En France, la vérification d’âge pourrait arriver sur les réseaux sociaux
## Régulation des réseaux sociaux : Nouveaux développements
Régulation des réseaux sociaux : Nouveaux développements
Jusqu'à présent, la vérification d'âge était réservée aux sites pour adultes conformément à la loi SREN pour la protection des mineurs en ligne. Face à la proposition de fixer une majorité numérique à 15 ans, des mesures sont envisagées pour restreindre l'accès des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Gabriel Attal a détaillé cette semaine des méthodes telles que l'utilisation de selfies, de pièces d'identité ou de tiers de confiance pour cette vérification. Bien que le Parlement accélère le processus, des questions subsistent quant à l'efficacité et au respect de la vie privée.
Vérification d'âge : Objectifs et défis
La proposition de loi, portée par la députée Laure Miller et soutenue par Gabriel Attal, fixe l'âge minimum à 15 ans pour l'inscription sur les réseaux sociaux. Adoptée en commission le 14 janvier 2026, elle a été examinée le 26 janvier à l'Assemblée nationale avec un large soutien. Le gouvernement a aligné ses efforts sur ce texte pour éviter un conflit avec le Digital Services Act (DSA) européen.
Un défi technique majeur est d'établir une méthode de vérification d'âge fiable sans recourir à des déclarations sur l'honneur, qui sont facilement contournables. Des outils déjà utilisés sur les sites pornographiques, tels que la reconnaissance faciale via selfies ou l'envoi de documents d'identification, sont envisagés. Ces méthodes, inspirées par le DSA, pourraient contraindre les plateformes à se conformer sous peine de sanctions européennes.
Jusqu'à présent, la vérification d'âge était réservée aux sites pour adultes conformément à la loi SREN pour la protection des mineurs en ligne.
Depuis 2021, la CNIL recommande des solutions équilibrées qui respectent la vie privée. Elle propose l'utilisation d'un "tiers de confiance" indépendant basé sur le principe du double anonymat, sans base de données centralisée par l'État. Ce système valide la majorité sans conserver d'identité ou d'historique. L'efficacité de ces systèmes est incertaine, car des méthodes comme les VPN ou les faux profils peuvent contourner les restrictions actuelles. La CNIL met en garde contre les risques de traçage indirect, notamment pour les mineurs. La question de la responsabilité parentale est également soulevée pour protéger les mineurs des dangers liés à l'utilisation des réseaux sociaux.
Bien que la France ne soit pas encore au niveau de l'Australie, où les réseaux sociaux sont interdits aux moins de 16 ans, le dispositif français pourrait évoluer dans les années à venir.
D’après Journal du Geek.

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