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L’IA pourrait faire s’effondrer notre système économique : sommes-nous prêts ?

Marx a affirmé que le travail n'est pas la source de toute richesse, une idée qui résonne encore aujourd'hui dans notre contexte économique actuel, marqué par l'émergence de l'intelligence artificielle (IA). Cette technologie a un impact considérable sur…

Marx a affirmé que le travail n'est pas la source de toute richesse, une idée qui résonne encore aujourd'hui dans notre contexte économique actuel, marqué par l'émergence de l'intelligence artificielle (IA). Cette technologie a un impact considérable sur le marché de l'emploi, avec des emplois qui disparaissent et une augmentation de la productivité grâce à l'automatisation.

Dans le capitalisme classique, le revenu est lié à la valeur du travail. Cependant, l'IA introduit un nouveau paradigme qui rompt ce lien. La capacité de produire davantage avec des systèmes automatisés et une main-d'œuvre réduite pose la question de l'accès à la richesse générée. Une économie basée sur la rareté et la nécessité de vendre sa force de travail pourrait être remise en cause si l'abondance devient un excédent ingérable.

L'abondance technologique et le marché

L'économie de marché repose sur le principe de la rareté des biens, ce qui organise leur répartition. La rareté donne de la valeur aux biens, fixe les prix et incite à la production et à l'échange. Sans rareté, les lois du marché cesseraient de fonctionner correctement.

L'IA promet l'abondance avec des capacités de calcul accrues, une production accélérée et des solutions inédites. Pour la première fois, une technologie offre la perspective d'une abondance matérielle. Cependant, cela contredit la logique du marché, conçu pour gérer le manque. Si la production peut s'effectuer sans travail humain, cela remet en question le rôle du salariat dans nos sociétés.

L'exemple de l'Australie, où 7,6 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année, montre que l'abondance ne garantit pas une répartition équitable des ressources. La rareté peut être économique, avec un manque de pouvoir d'achat. La pauvreté résulte souvent de l'incapacité à accéder aux ressources disponibles.

John Maynard Keynes avait déjà montré qu'une économie peut ralentir non pas à cause d'un manque de ressources, mais parce que les consommateurs n'ont plus les moyens d'acheter ce qui est produit, un phénomène qu'il appelait l'effondrement de la "demande solvable".

Marx a affirmé que le travail n'est pas la source de toute richesse, une idée qui résonne encore aujourd'hui dans notre contexte économique actuel, marqué par l'émergence de l'intelligence artificielle (IA).
Clémence Dubreuil · Métro Boulot Dodo

L'automatisation pourrait exacerber ce paradoxe économique: une offre pléthorique de biens et services, mais une demande insuffisante car les consommateurs ne sont pas solvables. Cela pourrait mener à une situation où la production continue, mais une partie croissante de la population ne peut consommer ses fruits.

Face à l'arrêt de l'activité économique pendant la pandémie de 2019, l'Australie a augmenté ses aides sociales, réduisant ainsi la pauvreté et l'insécurité alimentaire. Cela démontre que le bien-être dépendait d'un choix politique de redistribution plutôt que de la machine économique.

Le concept de revenu de base universel a pris de l'ampleur. Selon certains chercheurs, ce revenu devrait être considéré comme un dû collectif, une part légitime de la richesse produite, profitant à tous comme un droit fondamental. Si les machines et l'IA génèrent plus de valeur avec moins de main-d'œuvre, il devient rationnel de distribuer cette valeur à tous.

Aaron Bastani propose une vision plus radicale : le "communisme de luxe entièrement automatisé". Il suggère que les technologies devraient permettre à l'éducation, la santé, les transports et l'énergie de devenir des services universels et gratuits.

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En revanche, des économistes comme Yanis Varoufakis mettent en garde contre un "technoféodalisme", où la technologie pourrait concentrer le pouvoir entre les mains de quelques plateformes numériques, transformant le marché en un système de rente et de domination.

Le système économique actuel, basé sur la production de masse et la consommation de masse, pourrait être remis en cause par l'IA. La question finale reste de savoir si le capitalisme peut survivre à l'abondance ou si l'abondance le rendra obsolète.

L'IA promet une production quasi illimitée, remettant en cause le modèle économique fondé sur le travail et la rareté. Sans redistribution adaptée, cette profusion pourrait aggraver les inégalités et bloquer le cycle production-consommation. Plusieurs pistes émergent (revenu universel, services collectifs, nouveaux droits), mais la question centrale reste politique : comment organiser l'accès équitable à cette richesse ?

D’après Presse-citron.

Transparence IA. Cet article a été produit avec l’assistance de l’intelligence artificielle et publié sous supervision éditoriale humaine. Les systèmes d’IA peuvent commettre des erreurs. Comment nous utilisons l’IA (règlement européen sur l’IA, art. 50).
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