vendredi 14 août 2026S’abonner
Travail, ville et vie quotidienne
Indépendant · Numérique
Métro Boulot Dodo
NumériqueAssisté par IA

La plateforme de données santé des Français lâche Microsoft

Le gouvernement a initié le processus de sélection d'un nouvel hébergeur pour le Health Data Hub, la plateforme nationale de données de santé. L'objectif est de transférer l'hébergement des centres de données de Microsoft à un opérateur européen qualifié…

Le gouvernement a initié le processus de sélection d'un nouvel hébergeur pour le Health Data Hub, la plateforme nationale de données de santé. L'objectif est de transférer l'hébergement des centres de données de Microsoft à un opérateur européen qualifié SecNumCloud, afin de se soustraire aux législations extraterritoriales américaines. L'attribution du marché est prévue pour d'ici à fin mars 2026, selon les ministères de la Santé, de la Réforme de l'État et du Numérique.

Lancé en 2019, le Health Data Hub, également connu sous le nom de Plateforme de données de santé (PDS), vise à constituer un vaste entrepôt de données pour la recherche. Il est conçu pour inclure une copie des données de santé détenues par l'Assurance maladie, permettant ainsi aux chercheurs d'exploiter des jeux de données exhaustifs sur de longues périodes. Toutefois, l'hébergement actuel chez Azure, la plateforme de Microsoft, a suscité des critiques et entravé son développement.

Le choix initial d'un fournisseur américain a généré des inquiétudes concernant l'accès potentiel des autorités américaines aux données, en vertu de législations telles que le Cloud Act. La Cnil n'a pas accordé son autorisation pour un transfert global des données vers la plateforme, limitant les transferts à des cas temporaires et spécifiques. Cette contrainte réglementaire a freiné le développement du Health Data Hub.

Le gouvernement a initié le processus de sélection d'un nouvel hébergeur pour le Health Data Hub, la plateforme nationale de données de santé.
Théo Marchand · Métro Boulot Dodo

Le cahier des charges stipule que seuls les fournisseurs qualifiés SecNumCloud peuvent postuler. Ce label, délivré par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi), exige que l'opérateur ne soit soumis à aucune législation non européenne, excluant ainsi les grands fournisseurs américains comme Microsoft, Amazon Web Services (AWS) et Google.

Plusieurs entreprises françaises, telles que OVH, Cloud Temple et Sens, pourraient se porter candidates. Cependant, le recours à une technologie cloud fournie par Google dans le cas de Sens pourrait susciter des débats. La transition, prévue pour fin mars 2026, implique des défis techniques, organisationnels et budgétaires significatifs.

Publicité

D’après Journal du Geek.

Transparence IA. Cet article a été produit avec l’assistance de l’intelligence artificielle et publié sous supervision éditoriale humaine. Les systèmes d’IA peuvent commettre des erreurs. Comment nous utilisons l’IA (règlement européen sur l’IA, art. 50).
À lire aussi