Pendant 1 mois, j’ai abandonné mon smartphone et tout a changé (Ep. 5/5)
Cela fait des mois que je questionne ma relation avec mon téléphone et les réseaux sociaux au quotidien. C’est ainsi que je me suis lancée , j’ai continué avec … Il ne restait plus qu’une pierre à ajouter à l’édifice : un mois sans smartphone . L’ultime…
Cela fait des mois que je questionne ma relation avec mon téléphone et les réseaux sociaux au quotidien. C’est ainsi que je me suis lancée , j’ai continué avec … Il ne restait plus qu’une pierre à ajouter à l’édifice : un mois sans smartphone . L’ultime étape de cette au placard et je l’ai troqué pour un dumbphone pendant un mois. Voici mon retour d’expérience.
Quoi de mieux pour me débarrasser de mes mauvaises habitudes qu’un sevrage drastique ? C’est ainsi que j’ai échangé mon smartphone habituel pour . Avec son petit côté rétro, ce rose fuchsia clinquant et son clavier T9 intuitif, c’est presque un plaisir… Du moins, au tout début. Comme ce dumbphone est radicalement différent d’un smartphone, il impose une véritable rupture. Et c’est ce dont j’ai besoin pour cette digital detox. La transition est brutale, mais nécessaire pour oublier les mauvais réflexes et couper court à une multitude d’automatismes acquis au fil des années. On déloge le mal à la racine pour reprogrammer le cerveau , en quelque sorte.
Le plus compliqué quand on passe d’un smartphone à un dumbphone, c’est le manque de confort et de praticité. Depuis des années, mon téléphone me sert à tout : pour aller d’un point A à un point B, pour noter mes rendez-vous, pour payer, pour réserver mes billets de train, pour me réveiller le matin, pour prendre des notes et bien plus encore. Il a donc fallu repenser mon quotidien et c’était peut-être le plus compliqué au début.
© Presse-citron Dans un premier temps, il était aussi beaucoup plus difficile de lutter contre l’ennui sans mon smartphone. Adieu les réseaux sociaux et le doomscrolling, bonjour
Sans smartphone, le plus gros obstacle a été celui de me déplacer. Il m’a donc fallu imprimer des itinéraires ou noter des indications sur des post-it et bien observer les rues pour éviter de me perdre. Mine de rien, me rendre à des endroits que je ne connaissais pas pouvait vite devenir une véritable source d’angoisse. Malgré moi, je me suis montrée plus ponctuelle que je ne l’ai jamais été pour pallier les difficultés d’orientation que je pouvais rencontrer.
Les premiers moments sans mon smartphone ont loin d’être été de la tarte et j’ai fait face à beaucoup de frustration. Mais au fil des jours, j’ai pris le pli et l’expérience ne s’est pas avérée aussi compliquée que je le redoutais. Sans les yeux rivés sur mon smartphone et des écouteurs vissés dans mes oreilles dans les transports en commun, j’étais beaucoup plus attentive à mon environnement. Avec le temps que je gagnais à ne pas être sur les réseaux sociaux sans savoir pourquoi, j’ai pu dévorer plusieurs
ou CityMapper à portée de main, mon sens de l’orientation s’est fortement amélioré et je suis désormais un GPS ambulant. Quant à l’absence de mon calendrier, j’ai une meilleure mémoire qu’au début de ce mois sans smartphone.
Parmi les points positifs que je relève, il y a le fait de mieux séparer ma vie professionnelle de ma vie personnelle. Sans smartphone, je n’ai aucun accès à mes mails professionnels ou à la messagerie interne de l’entreprise quand je ne suis pas ou plus au bureau. De fait, il est inenvisageable de les consulter dans les transports en commun avant d’arriver à la rédaction. Ainsi, ma journée de travail commence vraiment quand j’allume mon ordinateur, et c’est un vrai avantage au quotidien.
Cela fait des mois que je questionne ma relation avec mon téléphone et les réseaux sociaux au quotidien.
Si au tout début de l’expérience, j’avais quand même le réflexe d’avoir mon téléphone à proximité, j’ai fini par ne plus avoir besoin de l’avoir toujours sur moi. Quand j’arrive à la moitié de cette digital detox, je me sens plus sereine et apaisée malgré quelques moments de frustration et d’inconfort qui persistent.
Après deux semaines en tête-à-tête avec mon téléphone à clapet , un téléphone encore plus restrictif : uniquement des SMS et des appels, mais avec un écran tactile de fortune qui facilite malgré tout la communication.
Avec The Phone, c’est la confrontation directe. Visuellement, il ressemble à un smartphone comme un autre. Alors, forcément, mon cerveau est perturbé. Après la “purge” vient donc la déconstruction progressive et la rééducation . J’avais envie de me mettre au défi et de vérifier si mes vieilles habitudes avaient vraiment disparu face à un appareil qui en possède les codes. Ces deux dernières semaines m’ont donc permis d’apprendre à mieux utiliser un “smartphone” dépouillé des applications, des réseaux sociaux et de la dopamine qui vont avec. En somme, je cherche à tout déconstruire pour mieux utiliser mon smartphone sur le long terme.
© Presse-citron Fort heureusement, l’expérience porte ses fruits. Je suis plus détachée du téléphone et je suis plus à l’aise sans la praticité qu’offre le smartphone. Désormais, je me déplace sans être en panique à l’idée de ne pas avoir de GPS à portée de main et j’arrive à ne rien faire et à m’ennuyer sans que cela m’angoisse. Une petite victoire qu’il est toujours bon de célébrer.
Finalement, le plus gros inconvénient a été les dysfonctionnements du téléphone. À plusieurs reprises, je ne recevais ni les appels ni les SMS pendant des heures avec The Phone. Et quand c’est le seul moyen de communication dont on dispose, c’est très compliqué. Je me suis sentie vraiment seule et isolée. Jusqu’à m’inquiéter de ne pas avoir de nouvelles de mon compagnon pendant quasiment toute une journée.
Pour la première fois depuis longtemps, je me levais et je me couchais sans qu’un écran ne soit la première et la dernière chose que je voyais. Et c’était extrêmement bénéfique. Mon sommeil était plus profond et le matin, je me suis sentie plus reposée et plus énergique. Comme si mon cerveau respirait enfin.
Bien sûr, il m’est arrivé de maugréer de ne pas avoir Google Maps ou Spotify mais ces moments se font raréfier jusqu’à finir par disparaître. Lors de cette expérience, j’ai aussi réalisé à quel point il est presque impossible d’être vraiment déconnectée. À plusieurs reprises, il m’a fallu rallumer mon smartphone simplement pour passer la double authentification.
Malgré la frustration et l’inconfort, l’idée de retrouver mon smartphone à la fin de l’expérience a généré pas mal d’appréhension en moi. Si cela n’a pas été simple tous les jours, j’ai fini par m’habituer à ne plus être connectée immédiatement aux autres et à Internet. Malgré les bénéfices évidents de cette “cure”, j’ai redouté ce moment fatidique car je craignais de voir mes nouvelles habitudes voler en éclat et de replonger dans mes vieux travers. C’est dans cet état d’esprit que j’ai (enfin) rallumé mon smartphone… Avec la boule au ventre.
Retrouver mon smartphone après un mois, c’était comme ouvrir la boîte de Pandore avec toutes les notifications qui défilent et qui m’assaillent… Pour ne pas replonger dans mes anciennes habitudes, j’ai laissé les limitations des réseaux sociaux. Même si je m’accorde des moments de “brainrot”, je les maîtrise désormais beaucoup mieux.
Un mois avec un dumbphone a compliqué ma vie et a changé mon quotidien, dans ma manière d’interagir avec les autres, de communiquer et même de m’ennuyer. Mais le jeu en valait la chandelle quand je vois les nombreux bénéfices : je dors mieux, je suis plus ancrée dans le moment présent, je suis plus concentrée, je suis devenue un GPS ambulant et ma mémoire est plus affutée que jamais, je suis plus attentive à ce qui m’entoure, je me sens plus en forme, moins hébétée, j’ai réappris à patienter, à m’ennuyer…
Aujourd’hui, presque un mois après avoir j’ai retrouvé la “vie normale”, je constate une évidence : je suis plus vigilante et consciente de chaque utilisation de mon smartphone . Après cette expérience déconnectée, je m’efforce de garder le côté pratique de cet outil et de limiter les usages futiles. Ce n’est pas toujours simple. Mais dans l’ensemble, j’ai l’impression de ne plus subir mon smartphone . Et c’est peut-être la meilleure chose que je retiens de cette expérience.
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D’après Presse-citron.

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