La Corée du Sud envisage de faire travailler ses ingénieurs 64 heures par semaine
Face à la concurrence mondiale sur les semi-conducteurs, des dirigeants et des élus sud-coréens souhaitent assouplir le temps de travail légal pour les experts de la tech.
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C'est un débat qui agite le secteur technologique à Séoul et qui pourrait bien changer le quotidien des ingénieurs sud-coréens. Pour ne pas perdre de terrain dans la compétition mondiale acharnée sur les semi-conducteurs, plusieurs voix influentes en Corée du Sud réclament un assouplissement drastique des règles du travail. L'idée est simple mais radicale : permettre aux entreprises de faire travailler leurs spécialistes jusqu'à 64 heures par semaine.
Selon France Info Emploi, cette proposition émane de dirigeants d'entreprises et de certains élus. Ces derniers estiment que la limite actuelle freine l'innovation et la rapidité d'exécution nécessaires pour dominer le marché des puces électroniques. Dans un pays où la culture du travail est déjà particulièrement intense, cette accélération viserait à garantir que le pays reste un leader technologique face à ses rivaux internationaux.
Un gouvernement divisé sur la question
Cependant, ce passage à la semaine de 64 heures est loin de faire l'unanimité. Le sujet provoque des remous jusque dans les plus hautes sphères de l'État. Au sein même du gouvernement sud-coréen, les avis divergent sur la pertinence d'une telle mesure. Alors que certains y voient une nécessité économique pour protéger l'industrie nationale, d'autres craignent les conséquences sur l'équilibre de vie des salariés.
C'est un débat qui agite le secteur technologique à Séoul et qui pourrait bien changer le quotidien des ingénieurs sud-coréens.
Pour les ingénieurs concernés, ce changement signifierait une pression accrue dans un secteur déjà réputé pour ses exigences élevées. Les semi-conducteurs sont devenus le nerf de la guerre technologique mondiale, et la Corée du Sud ne veut pas décrocher, quitte à bousculer son modèle social. Ce débat souligne la tension croissante entre les ambitions de croissance industrielle et la régulation du temps de travail dans les métiers de la haute technologie.
D’après France Info Emploi.


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