La science peut-elle prouver que nous vivons dans une simulation informatique
Le chercheur Fabrizio Bucella a exploré pour France Inter l'hypothèse fascinante selon laquelle notre réalité ne serait en fait qu'un programme informatique très sophistiqué.
Et si votre trajet en métro ou votre journée de bureau n'étaient que des lignes de code ? Cette question, qui semble tout droit sortie d'un film de science-fiction, repose sur des bases théoriques sérieuses. Selon une analyse de Fabrizio Bucella sur France Inter, la science se retrouve aujourd'hui face à une impasse pour déterminer si notre monde est réel ou simulé.
Au cœur de cette réflexion se trouve le célèbre trilemme de Nick Bostrom. Ce philosophe propose trois scénarios pour l'avenir des civilisations. Soit les espèces intelligentes s'éteignent avant d'atteindre un stade technologique avancé, soit elles choisissent de ne pas lancer de simulations de leurs ancêtres, soit nous vivons très probablement déjà dans l'une de ces simulations.
Un paradoxe difficile à trancher
Le paradoxe de la simulation repose sur l'idée qu'une civilisation disposant d'une puissance de calcul immense pourrait créer des mondes virtuels indiscernables de la réalité. Si une telle technologie est possible, le nombre de réalités virtuelles dépasserait de loin l'unique réalité biologique originale. Statistiquement, nos chances d'être dans le monde « réel » seraient alors minimes.
Et si votre trajet en métro ou votre journée de bureau n'étaient que des lignes de code ?
Pourtant, malgré les avancées technologiques, la science actuelle ne possède aucun outil pour trancher cette question. Fabrizio Bucella souligne que l'impossibilité de prouver l'un ou l'autre camp maintient le débat dans le domaine de la spéculation philosophique. Aucune expérience concrète ne permet aujourd'hui de détecter les « pixels » ou les erreurs de code de notre univers.
Pour les citadins que nous sommes, cette théorie change surtout notre regard sur le quotidien. Elle nous invite à questionner la nature de nos perceptions sans pour autant apporter de réponse définitive. Que nous soyons faits de chair ou de bits informatiques, le mystère reste entier et continue de fasciner les chercheurs comme le grand public.
D’après France Inter.
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