Pourquoi la canicule ne fait pas forcément le bonheur des glaciers français
Si les fortes chaleurs poussent les urbains vers les sorbets, les artisans de Lyon, Paris et Toulouse peinent à maintenir leurs vitrines face à la canicule.

On pourrait croire que les records de température font s'envoler le chiffre d'affaires des vendeurs de glaces. Pourtant, la réalité sur le terrain à Paris, Lyon ou Toulouse est bien plus nuancée. Selon une enquête de 20 Minutes, la chaleur extrême devient paradoxalement un frein pour ces commerces de proximité.
Le premier obstacle est purement technique. Les vitrines réfrigérées, conçues pour maintenir les bacs à une température idéale, souffrent énormément lorsque le thermomètre extérieur s'affole. Maintenir une texture parfaite devient un défi constant pour les artisans qui voient leurs équipements tourner à plein régime, au risque de la surchauffe. Pour le client, cela signifie parfois une glace qui fond avant même d'avoir quitté le comptoir.
Un changement d'habitudes chez les citadins
Au-delà de la technique, c'est le comportement des consommateurs qui évolue avec la canicule. Lorsque le mercure dépasse un certain seuil, les rues des centres-villes se vident aux heures les plus chaudes. Les clients potentiels préfèrent rester au frais chez eux ou dans des bureaux climatisés plutôt que de s'aventurer sur le bitume brûlant pour un cornet. Le flux de passants, essentiel pour ces achats d'impulsion, diminue drastiquement durant l'après-midi.
On pourrait croire que les records de température font s'envoler le chiffre d'affaires des vendeurs de glaces.
Les glaciers interrogés par 20 Minutes constatent que leur activité se décale désormais vers la fin de journée. Le pic de fréquentation ne se situe plus au moment du goûter, mais bien plus tard, quand l'air devient enfin respirable. Cette modification des horaires oblige les boutiques à s'adapter, tout en gérant la fatigue des équipes qui travaillent dans des laboratoires où la chaleur est souvent décuplée par le fonctionnement des machines.
Enfin, l'aspect financier entre en jeu. La consommation électrique liée au refroidissement des stocks grimpe en flèche. Entre le coût de l'énergie et la logistique complexe pour préserver les produits, la rentabilité n'est pas toujours au rendez-vous malgré l'ensoleillement. Pour les artisans des grandes métropoles, l'été caniculaire est donc loin d'être un long fleuve tranquille.
D’après 20 Minutes Lyon.
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