Vers une taxe au kilomètre pour les voitures électriques en France
Alors que le Royaume-Uni s'apprête à taxer les véhicules propres dès 2028, le débat sur une fiscalité similaire s'installe progressivement dans l'Hexagone pour compenser la baisse des recettes pétrolières.

La fin de l'avantage fiscal pour les conducteurs de voitures électriques pourrait se profiler à l'horizon. Selon une analyse du Figaro Lifestyle, une réflexion s'engage sur la mise en place d'une taxe basée sur la distance parcourue. Si rien n'est encore acté pour les routes françaises, l'exemple de nos voisins britanniques, qui appliqueront une telle mesure à partir de 2028, interpelle les observateurs du secteur.
Le constat de départ est purement comptable. Actuellement, l'État perçoit des revenus importants grâce aux taxes sur les carburants traditionnels. Avec la transition vers l'électrique, ces recettes diminuent mécaniquement. Pour maintenir le financement des infrastructures routières, les autorités devront tôt ou tard trouver une nouvelle source de revenus auprès des usagers qui ne passent plus par la pompe à essence.
Un modèle venu d'outre-Manche
Le Royaume-Uni a déjà tranché la question en annonçant une taxe kilométrique pour 2028. Ce système permet de faire contribuer les propriétaires de véhicules électriques à hauteur de leur usage réel de la route. En France, plusieurs experts considèrent qu'une évolution fiscale de ce type est inévitable pour équilibrer les comptes publics à long terme.
La fin de l'avantage fiscal pour les conducteurs de voitures électriques pourrait se profiler à l'horizon.
Pour les propriétaires actuels, cela représenterait un changement majeur de philosophie. Jusqu'ici, l'achat d'un véhicule électrique était encouragé par des bonus et des coûts d'utilisation réduits. L'introduction d'une taxe au kilomètre viendrait alourdir le budget annuel des ménages ayant fait le choix de la mobilité décarbonée.
Les enjeux d'une transition fiscale
La question reste de savoir quand et comment une telle mesure pourrait être appliquée chez nous. Le défi pour les pouvoirs publics sera de trouver le bon curseur : taxer suffisamment pour compenser les pertes liées à l'essence, sans pour autant décourager les citadins de passer à l'électrique. Pour l'instant, la France observe les décisions de ses voisins avant de se lancer dans une réforme qui s'annonce déjà délicate pour le pouvoir d'achat des automobilistes.
D’après Le Figaro Lifestyle.



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