Le Conseil constitutionnel valide le retour de deux insecticides pour vos cultures préférées
Les Sages ont jugé conforme la réintroduction dérogatoire de l'acétamipride et du flupyradifurone pour soutenir les filières agricoles françaises de la noisette, de la betterave et des fruits.

C'est une décision qui va faire parler dans le monde agricole et chez les consommateurs. Le Conseil constitutionnel a validé, ce vendredi 14 août, la réintroduction temporaire de deux insecticides appartenant à la famille des néonicotinoïdes. Cette mesure s'inscrit dans le cadre de la loi d'urgence agricole, un texte visant à soutenir les producteurs face à des difficultés sanitaires majeures.
Les Sages ont estimé que le recours à ces substances chimiques est conforme à la Constitution. Cette autorisation ne concerne pas l'ensemble de l'agriculture française, mais cible précisément des filières en difficulté. L'acétamipride et le flupyradifurone pourront donc être utilisés à titre dérogatoire pour protéger les récoltes contre certains parasites destructeurs.
Des filières spécifiques concernées
Pour les amateurs de noisettes, de cerises ou de pommes, ce changement de cap vise à garantir la survie des vergers. Selon la décision rapportée par Ouest-France, l'acétamipride sera réservé à la filière de la noisette. De son côté, le flupyradifurone est destiné à protéger les cultures de betteraves, ainsi que les productions de pommes et de cerises.
C'est une décision qui va faire parler dans le monde agricole et chez les consommateurs.
L'enjeu pour le gouvernement, à travers cette loi d'urgence, était de proposer une solution immédiate aux agriculteurs qui se retrouvent parfois sans alternative efficace pour traiter leurs champs. Les insecticides de la famille des néonicotinoïdes sont pourtant surveillés de près en raison de leur impact environnemental, mais le Conseil constitutionnel a jugé que l'urgence économique et agricole justifiait ici ces dérogations.
Ce que cela change pour vous
Concrètement, cette validation permet aux exploitants des secteurs concernés d'utiliser ces produits dès les prochaines campagnes de traitement. Pour le consommateur, cela signifie un soutien direct au maintien d'une production française pour ces fruits et pour le sucre issu de la betterave, dans un contexte où la souveraineté alimentaire est régulièrement mise en avant par les autorités. La décision marque ainsi une étape clé dans l'application de la politique agricole actuelle, en levant les derniers obstacles juridiques à l'utilisation de ces pesticides spécifiques.
D’après Ouest-France.
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